OUTILS

Introduction

Une approche consciente et cognitive de la voix.

Avant de travailler sa voix, il faut savoir où l’on veut aller.

Vous voulez chanter comme un pro ? Il vous faut une bonne méthode de travail.

Des méthodes de travail, il en existe des milliers. Mais chacun est unique et apporte dans son chant sa personnalité, sa sensibilité et ses particularités.

La voix se construit progressivement : avec l’entraînement, l’expérience, le mindset, le temps, l’énergie et l’envie.

Ne brûlez pas les étapes

 votre respiration et vos coordinations de base sont-elles réellement maîtrisées ?

L’exercice est un outil

On trouve aujourd’hui une quantité impressionnante d’exercices vocaux sur Internet. Ils ne sont pas forcément mauvais.

La question est plutôt : est-ce le bon exercice, pour vous, à ce moment-là, et pour quel objectif ?

Le coach comme miroir extérieur

Le rôle du coach est d’orienter le travail vocal en fonction de la personne, de son niveau et de son objectif.

À chacun son chemin

Un débutant peut apprendre à mettre son corps et sa voix en mouvement avec quelques exercices simples. Mais dès que le travail devient plus technique, il n’a pas forcément les repères nécessaires pour savoir ce qu’il doit observer ou corriger.

Avec l’expérience, on apprend à mieux écouter sa voix, à repérer certaines habitudes et à travailler davantage en autonomie.

Et même un chanteur expérimenté peut avoir besoin d’un regard extérieur lorsqu’il souhaite explorer une nouvelle direction, une nouvelle couleur vocale, un répertoire différent ou une autre façon d’interpréter.

Le coaching n’est donc pas réservé à ceux qui rencontrent des difficultés.

 mieux comprendre votre voix, vous préparer et travailler efficacement en autonomie.

Je prépare également des fiches techniques accompagnées de vidéos, qui permettront d’aller plus loin dans le travail personnel.

Ces ressources seront accessibles aux adhérents de CoachVoice.

Les outils sont là pour vous faire gagner du temps. Le coaching est là pour travailler votre voix.

Echauffement vocal

1_L’échauffement : primordial (ou pas selon les cas de figure !)

Avant de faire travailler la voix, on prépare le corps.

L’échauffement commence par quelques minutes pour remettre le corps en mouvement :
posture, mobilité, épaules, nuque, mâchoire, visage… puis respiration.

Pas besoin de transformer ça en séance de sport. L’objectif est simplement de mettre le corps en disponibilité et de réduire les tensions inutiles.

 Il n’existe pas une routine idéale pour tout le monde.

L’échauffement se construit selon la personne : son âge, son expérience, ses habitudes, sa voix, son état du jour et le travail prévu. Un enfant, un adolescent et un adulte n’auront pas nécessairement les mêmes besoins. Une personne avec une limitation motrice peut également adapter les mouvements et travailler à partir de ses possibilités.

On ne cherche pas à faire “comme il faut”. On cherche ce qui permet à chacun de mettre sa voix en mouvement dans de bonnes conditions.

L’échauffement vocal

Après avoir réveillé le corps, on peut passer à la voix.

Ici, on ne cherche pas à faire travailler les cordes vocales à toute vitesse. On les réveille en douceur : on les masse, on ne les massacre pas.

On commence par des sons simples et confortables :

  • « hummmm », bouche fermée, pour faire doucement vibrer la voix ; en baissant la mâchoire inférieure ;
  • « veuuu », pour mettre le son en mouvement sans pousser ; pas besoin de chanter fort surtout, juste masser les cordes vocales pour les réchauffer.
  • « feuuu », pour travailler la régularité du souffle ;
  • puis progressivement des vocalises simples, adaptées à la voix.

On peut également utiliser une paille dans l’eau : les bulles créent une légère résistance qui permet de travailler le contrôle et la régularité de l’air envoyé. (essayer d’avoir le même niveau de bulles, pas de grosses bulles, non : canaliser l’air, tout simplement, on cherche le flux constant, léger).

Le principe : on augmente progressivement la sollicitation.
On ne cherche pas à envoyer beaucoup d’air ni à produire beaucoup de puissance dès le départ.

Un bon échauffement doit laisser la voix plus souple, pas plus fatiguée.

Et comme pour l’échauffement du corps, chacun a ses possibilités et ses besoins. L’âge, l’expérience, l’état du jour ou certaines particularités physiques peuvent demander des adaptations.

Le but n’est pas de reproduire une routine à l’identique, mais de préparer sa voix à chanter.

2-Comprendre l'appareil phonatoire

Air – Gestion de l’air – vibration -son

Le diaphragme : apprendre à laisser de la place

Le diaphragme est le principal muscle de la respiration. Situé sous les poumons, il sépare la cage thoracique de l’abdomen. Il participe activement au soutien, le soutien est fondamental et j’en parlerai ultérieurement.

À l’inspiration, il se contracte et descend, ce qui augmente l’espace disponible dans la cage thoracique et permet aux poumons de se remplir.

C’est ce qui donne notamment cette sensation que l’on appelle souvent « respiration ventrale » : le ventre s’expanse parce que la descente du diaphragme déplace doucement les organes vers le bas,  et les côtés, comme une bouée autour du bassin.

On ne respire pas avec le ventre. On laisse de la place au diaphragme.

Exercices pour le diaphragme : 

4 x (CH-CH-CH-CH puis S-S-S-S (comme siffler ssss) et ffft-ffft-ffft-ffft et pour finir ouist-ouist-ouist-ouist (comme si vous chuchotiez très vite)) vous pouvez faire plus encore répéter ceci une dizaine de fois mais attention à la tête qui tourne et la bouche sèche, (toujours avoir une bouteille d’eau sous la main)

Pourquoi respirer par le nez ?

Dans les exercices de base, on privilégie une inspiration calme par le nez.

L’objectif est de prendre le temps de sentir la mécanique respiratoire et d’éviter que le débutant prenne immédiatement l’habitude de lever les épaules et de respirer principalement dans le haut de la cage thoracique.

On inspire tranquillement par le nez, les épaules restent détendues, le bas des côtes et le ventre peuvent s’expanser, et le diaphragme descend.

Cette sensation se travaille, se répète et finit progressivement par devenir un automatisme.

Comprendre → sentir → répéter → automatiser

Faire un exercice mécaniquement ne suffit pas. Il faut comprendre ce que l’on cherche à mettre en place et pourquoi.

C’est comme claquer des doigts en rythme : au début, on réfléchit à chaque mouvement et on cafouille. Puis, à force de répétition, le corps apprend… et on n’y pense même plus.

La respiration fonctionne de la même manière : ce qui demande d’abord de la conscience peut devenir un automatisme.

Le but n’est donc pas d’apprendre à contrôler son diaphragme comme une machine, mais de prendre conscience de cette mécanique et d’apprendre à coordonner sa respiration avec le reste du corps.

Et ensuite, apprendre à choisir :

Le but n’est pas de faire de la respiration par le nez une règle absolue.

Une fois cette mécanique comprise et suffisamment intégrée, le chanteur peut apprendre à choisir le nez ou la bouche selon ce que la musique lui demande.

Un cri projeté, une attaque forte ou une reprise d’air très rapide peuvent nécessiter une inspiration par la bouche.

À l’inverse, une phrase longue ou une note tenue demande une gestion précise et économique de l’air. La respiration basse et la coordination des muscles respiratoires deviennent alors particulièrement importantes.

Apprendre à respirer, ce n’est pas apprendre une seule façon de respirer. C’est apprendre à choisir. 

Les muscles abdominaux : quand le corps participe à la projection

Le diaphragme ne travaille pas seul. Les muscles abdominaux — notamment le grand droit, les obliques et le transverse — participent à la gestion de l’expiration et à la pression exercée dans le tronc.

Ils deviennent particulièrement perceptibles lorsqu’on cherche davantage de dynamique ou de projection.

Un petit exercice pour le sentir :

Posez une main sur le ventre et faites :

KA – KA – KA – KA

À chaque KA, imaginez que vous voulez resserrer brièvement le ventre, comme pour donner un petit coup sec avec les abdominaux.

Vous devez sentir une contraction rapide sous la main.

On contracte, on relâche. Contracte, relâche.

Le but n’est pas de garder les abdos contractés en permanence, ni de pousser vers le bas. On cherche à sentir la participation des muscles abdominaux dans le geste d’expiration et de projection.

Et surtout : ouvrez la bouche !

Amusez-vous ensuite à modifier l’ouverture :

petite ouverture → grande ouverture → mâchoire qui descend → ouverture plus vers l’avant → plus vers l’arrière.

Écoutez ce qui se passe.

Le son change : il peut devenir plus clair, plus sombre, plus ouvert, plus rond, plus direct…

La bouche n’est pas seulement une porte par laquelle le son sort. Elle participe à sa forme.

La mâchoire, la langue, les lèvres et le voile du palais modifient l’espace disponible et donc la façon dont le son se construit et résonne.

On ne cherche pas « la bonne ouverture ». On explore ce que chaque ouverture fait au son.

Même exercice, plusieurs respirations

Prenez une respiration par la bouche, puis faites quelques :

KA – KA – KA – KA (un peu comme lorsque l’on tousse), et faites le sur des rythmes différents, contracter, relâcher, contracter, relâcher, etc..

Puis recommencez après une inspiration calme par le nez, en laissant descendre le diaphragme et s’expanser le bas des côtes et le ventre.

Et surtout :

Écoutez et sentez la différence.

Puis amusez-vous à modifier l’ouverture de la bouche.

Le son change. Les sensations changent. Le travail musculaire peut changer.

On ne cherche pas à savoir quelle version est « la bonne ». On cherche à sentir ce qui se passe.

Le larynx : sentir les vibrations

Posez doucement les doigts sur le cou, au niveau du larynx, puis faites :

mmmmmm…(pour faire ce son mu…on fait comme si on avait une patate chaude dans la bouche, on fait de place !)

Vous allez sentir les vibrations sous vos doigts.

Puis faites quelques sons simples, en variant légèrement la hauteur et l’intensité.

L’idée est de sentir ce qui se passe, pas d’appuyer sur le larynx.

Et surtout : laissez les muscles du cou tranquilles (constricteurs) !

Ils ont parfois une fâcheuse tendance à vouloir participer à tout : on veut chanter plus fort, ils se contractent ; on veut monter, ils se contractent ; on veut projeter, ils se contractent encore plus. 😄

Or la projection ne consiste pas à serrer le cou. plus le soutien est efficace, moins les muscles constricteurs sont sollicités, détendus.

On cherche au contraire à laisser le larynx et les structures autour de lui suffisamment libres pour que la coordination puisse se faire.

Pour masser les cordes vocales, également faire le crapaud ou vocal fry. (oui ça demande parfois de l’entraînement) 

Comment travailler sa voix

15 minutes par jour, c’est l’idéal pour préparer et entretenir sa voix.

Comme un entraînement sportif, la régularité permet de conserver les acquis et de maintenir les sensations travaillées : mobilité du corps, respiration, coordination et mise en route de la voix.

Même avec peu de temps, 15 minutes, c’est accessible. Et si vous avez envie de continuer, continuez !

Ce temps est consacré à la préparation de votre « instrument ». On prépare avant de travailler.

🎧 Reprendre les exercices vus en cours

Si votre cours est enregistré, vous pouvez le réécouter et refaire les exercices en même temps que l’enregistrement.

Les vocalises et les gammes peuvent être très utiles pour travailler la justesse, les écarts entre les notes, mais aussi la mémoire : l’oreille apprend à reconnaître les notes et les intervalles, tandis que le corps mémorise progressivement les sensations qui permettent de les reproduire. Elles constituent un outil parmi d’autres, à utiliser selon vos besoins, votre niveau et votre façon de travailler.

🎵 Préparer une chanson demande du temps

Il faut pouvoir prendre le temps de l’écouter,  lire à voix haute sans la musique, et comprendre les paroles, puis de la décortiquer musicalement, phrasé par phrasé.

Une bonne heure peut être nécessaire pour préparer sérieusement une chanson, parfois davantage selon sa difficulté et selon la personne.

Et ensuite, on reprend tranquillement les différents phrasés, on travaille les passages difficiles, la respiration, le rythme, la justesse…

Encore une fois à vôtre rythme.

✨ Et puis, la magie opère…

À force de travailler, les mots entrent dans la mémoire.
On ne pense plus à chaque parole.

Les respirations ont été repérées, travaillées, intégrées. On ne se demande plus où reprendre son souffle : on le sait.

La technique, elle aussi, s’efface.

Et c’est là que l’on peut enfin se laisser aller, écouter la musique, ressentir le texte et délivrer son message.

Tout ce travail pour interpréter une chanson oui, et oui ! 

Trouver sa tonalité

1. La tonalité, c’est quoi ?

Une chanson peut être transposée dans une autre tonalité pour mieux convenir à la personne qui la chante.

🎸 À la guitare, c’est facile !

Le capodastre, cette petite pince que l’on place sur le manche, permet de déplacer rapidement la hauteur du morceau et donc de le jouer dans une autre tonalité.

Pour la voix, malheureusement…

pas de petite pince à mettre autour du cou ! 😂

Il faut donc apprendre à connaître sa voix pour trouver la hauteur dans laquelle la chanson pourra fonctionner naturellement.

2. On commence par l’échauffement

Avant d’explorer votre voix, on commence par l’échauffer.

Comme pour toute activité physique, on prépare progressivement le corps avant de lui demander davantage d’amplitude ou d’effort. (voir échauffement primordial)

L’objectif n’est pas de chercher tout de suite la note la plus grave ou la plus aiguë, mais de mettre la voix en mouvement dans de bonnes conditions.

 Maintenant que la voix est échauffée… on explore !

3. Cahier, crayon… clavier et repères

(Pour ceux qui n’ont pas de clavier, vous avez un lien vers un clavier virtuel ci-dessous)

Nous allons faire une première photographie de votre voix.

Notez progressivement :

  • votre note la plus grave confortable ;
  • votre note la plus aiguë confortable ;
  • les notes faciles ;
  • les endroits où l’effort commence à apparaître ;
  • les éventuels changements de sensation ou de registre. (là ça bloque, là je sais pas, là ça fait mal etc..)

L’amplitude correspond à l’écart entre la note la plus grave et la note la plus aiguë que vous pouvez produire.

La zone de confort est une autre information : elle se situe à l’intérieur de cette amplitude.

4. Quelques repères pour savoir où commencer

VoixPlage indicative
👨 BasseMi2 → Mi4
👨 BarytonLa2 → La4
👨 TénorDo3 → Do5
👩 AltoFa3 → Fa5
👩 Mezzo-sopranoLa3 → La5
👩 SopranoDo4 → Do6

Ces plages sont des repères, pas des frontières.

Elles permettent simplement de savoir où commencer à explorer. Votre voix peut dépasser ces plages et se situer entre deux catégories.

Il n’y a qu’en essayant que l’on peut vraiment commencer à savoir où elle se trouve.

Votre clavier virtuel pour l’entraînement et bien d’autres choses encore : https://appsnemo.com/virtual-piano

Outils utiles pour travailler

Introduction

J’espère que cette page Outils vous donnera quelques solutions pour vous entraîner, vous échauffer, vous écouter et persévérer.

Rien n’est impossible pour les motivés !

Je vous propose ici des outils et des moyens concrets pour vous aider à travailler et à progresser. 

Chacun son objectif

Comme dans le sport, chacun vient avec son propre objectif.

Certains font du sport pour se détendre, entretenir leurs muscles, se sentir bien. D’autres se lancent un défi à eux-mêmes, avec l’envie d’aller plus loin.

Pour le chant, c’est pareil.

Le challenge n’est pas le même pour chacun, même lorsque plusieurs personnes font la même chose.

Je n’ai pas envie de perdre mon temps, et vous non plus.

La motivation peut évoluer, parfois disparaître du jour au lendemain. Il peut y avoir mille raisons à cela. Dans ce cas, on prend le temps d’en discuter, de comprendre ce qui se passe et de voir ce que l’on peut faire.

Mais travailler sans envie ni implication n’a pas beaucoup de sens.

Le temps est précieux : autant l’utiliser pour travailler vraiment.

J’ai déjà beaucoup parlé de préparation : se préparer physiquement, mentalement, écouter, travailler, persévérer…

Alors autant avoir de bons outils pour le faire, et si en plus ils sont sympas à utiliser, pourquoi s’en priver ? 😄

Tout ce que vous trouverez ici est là pour vous aider à vous préparer, à travailler efficacement et à progresser.

Ce que vous allez apprendre avec moi est la suite logique.

Ici, on prépare le terrain. Avec moi, on va plus loin : on explore, on expérimente, on travaille votre voix et tout ce qui peut vous permettre d’aller là où vous voulez allez.

 

Votre kit de départ complet

Avant de commencer, quelques indispensables :

📓 Un cahier
🖊️ Un stylo
💧 Une bouteille d’eau
🎙️ Un enregistreur
🎚️ Un transposeur
🎹 Un clavier virtuel ou autre outil adapté
💪 De la motivation
😊 Un sourire
⬇️ Les épaules descendues
🌬️ Une respiration calme
😌 No stress

🎧 Les vidéos de tutos sur la voix

Internet regorge aujourd’hui de vidéos, d’exercices et de conseils pour travailler sa voix. C’est formidable… mais cela peut aussi devenir un vrai piège.

On regarde une vidéo, puis une autre, puis une autre encore. On essaie un exercice, puis un autre, puis on se demande pourquoi ça ne fonctionne pas.

La voix s’acquiert par étapes.

Tant qu’une chose n’est pas suffisamment maîtrisée, la suivante peut devenir difficile à mettre en place. On brûle une étape, on ne comprend plus ce qui bloque et la frustration arrive très vite.

Alors attention à tous les vendeurs de rêve et aux méthodes miracles.

Un exercice peut être intéressant en lui-même, mais il faut savoir s’il correspond à ce que vous avez réellement besoin de travailler et à quel moment de votre progression il intervient.

Le but n’est pas d’accumuler les exercices.

Le but est de savoir quoi travailler pour aller plus loin.

Quelques liens très utiles  :

PitchFit

PitchFit — Virtual Piano

PitchFit propose également un clavier virtuel, avec plusieurs réglages d’octaves et l’affichage des notes en Do, Ré, Mi.

Mais ce n’est pas seulement un clavier : le site propose aussi différents outils pour travailler l’oreille, la justesse, la mémoire des notes, les intervalles, les accords et les progressions.

Une vraie petite boîte à outils pour le musicien.

 

AppsNemo

AppsNemo — Virtual Piano

Un clavier de 88 touches, avec les notes de A0 à C8. Il fonctionne sur ordinateur, tablette et téléphone.

Il utilise les notations internationales C D E F G A B.

On peut également afficher les touches, changer d’octave et jouer les notes directement avec la souris, l’écran tactile ou le clavier de l’ordinateur.

Transpose

Transpose

Vous aimez chanter une chanson trouvée sur YouTube mais la tonalité ne vous convient pas ?

Transpose permet de modifier la tonalité directement dans le navigateur, sans avoir à chercher une autre version du morceau.

C’est particulièrement pratique lorsque vous utilisez YouTube pour vous accompagner : vous pouvez adapter le morceau à votre voix et travailler dans une tonalité qui vous correspond.

EasyPerformer — organiser et adapter son répertoire

EasyPerformer est un outil très pratique pour travailler ses morceaux, répéter ou préparer une prestation.

Il permet notamment de :

  • changer la tonalité d’un morceau ;
  • ralentir ou accélérer le tempo, indépendamment de la tonalité ;
  • créer des boucles sur les passages à travailler ;
  • gérer les paroles et les visuels ;
  • organiser ses morceaux en pads et en setlists ;
  • retrouver facilement son répertoire pour travailler ou jouer.

La version PRO est proposée à 39,99 € en achat unique, sans abonnement : on paie une fois et on garde l’outil.

 Pour un chanteur, c’est un peu le couteau suisse du répertoire : on prépare ses morceaux, on les adapte à sa voix et on les retrouve facilement au moment de travailler.

EasyPerformer — site officiel  (téléchargeable sur apple store et google play)

 

Moises — démonter le morceau pour mieux le travailler

Moises va plus loin dans l’exploration du morceau.

Il permet lui aussi de modifier la tonalité et le tempo, de ralentir un passage, de créer des boucles et d’afficher les accords et les paroles.

Mais surtout, il permet de séparer les différentes parties d’un morceau : voix, chœurs, batterie, basse, guitares, claviers, cordes, cuivres, etc. On peut ensuite isoler ou mettre en sourdine les pistes que l’on souhaite.

Pour un chanteur, cela permet par exemple de :

  • supprimer la voix originale et chanter sur l’accompagnement ;
  • garder les chœurs mais enlever la voix principale ;
  • isoler un instrument pour mieux l’écouter ;
  • ralentir un passage difficile ;
  • adapter la tonalité à sa voix ;
  • travailler progressivement un morceau.

EasyPerformer : j’adapte et j’organise mon morceau.
Moises : je démonte le morceau pour l’explorer et le travailler.

Et il y a aussi une différence importante : EasyPerformer PRO coûte 39,99 € une seule fois, tandis que les fonctions avancées de Moises passent par ses formules d’abonnement (deux formules au choix/mois). Moises permet toutefois de tester certaines fonctions gratuitement.

Moises — site officiel

 

Le rythme (comment le travailler et quelques liens utiles)

Laissez-vous porter par la musique.
Devenez musique, son, image et vibration, tout à la fois.

Entrez dans le sens que vous donnez à la musique, dans ce qui vous interpelle, vous touche, vous fait bouger.

Lorsque vous travaillez le rythme, choisissez une musique que vous aimez et prenez un son qui vous plaît : vos mains, votre pied, un claquement de doigts, un verre frappé avec une cuillère, un bout de bois, un tambourin, un maracas… peu importe.

Le tout est de tenir le rythme.

Du début à la fin.
Écoutez. Sentez. Bougez. Gardez la pulsation.

Le rythme se vit avant de se lire.

Tout est une façon de travailler, et tout peut être bon pour le faire… à partir du moment où l’on y prend plaisir.

Pour aller plus loin

🎵 Teoria — Lecture rythmique interactive
Lecture et reproduction de petites cellules rythmiques, avec différents niveaux de difficulté.

🎵 Teoria — Dictée rythmique
Pour développer l’écoute et apprendre à reconnaître puis retranscrire un rythme.

🥁 Drumeo — Ultimate Timing Challenge
Des exercices de mise en place et de précision rythmique, pensés pour les batteurs, mais dont certaines approches peuvent être intéressantes pour travailler le timing.

Du corps vers la lecture, puis de la lecture vers le chant : le rythme se construit progressivement.

 

Améliorer le son de sa voix à la maison

En regardant sur Facebook des chanteurs qui s’enregistrent a cappella, je me suis demandé comment ils obtenaient parfois un son aussi propre, avec de la profondeur et de la réverbération, alors qu’ils semblent simplement avoir leur téléphone à la main.

Je vais vous présenter quelques outils — la liste n’est évidemment pas exhaustive — mais ceux-ci sont de petits bijoux qui méritent leur place dans votre boîte à outils.

Ils permettent de travailler plus confortablement sa voix, ses morceaux et même, pour certains, de commencer à mixer, sans avoir besoin d’investir dans une montagne de matériel.

Sangeet Easy — préparer son morceau

Sangeet Easy permet de partir d’un morceau et de le préparer pour le travail vocal.

On choisit sa chanson, puis on peut séparer la voix principale de l’accompagnement afin d’obtenir une version sur laquelle chanter.

Une fois le morceau séparé, Transpose permet ensuite de modifier la tonalité si la version originale est trop haute ou trop basse pour votre voix.

L’idée est simple : on prépare d’abord le morceau, puis on l’adapte à sa tessiture avant de commencer à travailler.

Compatibilité : PC / Mac / iPhone / iPad / Android — navigateur
Tarif : gratuit
Facilité : ⭐⭐⭐ Très facile

VocalForge — améliorer le son d’une prise existante

VocalForge est intéressant une fois que vous avez déjà enregistré votre voix. Vous importez votre prise et pouvez ensuite travailler le son avec différents réglages : égalisation (EQ), compression, réverbération, filtre, limiteur, écho, etc.

C’est donc l’étape suivante : on ne cherche plus à préparer le morceau, mais à améliorer le rendu de sa voix.

Compatibilité : PC / Mac / iPhone / iPad / Android — navigateur
Tarif : gratuit
Facilité : ⭐⭐⭐ Très facile

Site officiel : VocalForge

 

Dolby On — s’enregistrer directement avec son téléphone

Dolby On est fait pour enregistrer directement avec son téléphone. On choisit un preset, on lance l’enregistrement et on chante. L’application applique automatiquement différents traitements pour améliorer le rendu : réduction du bruit, égalisation, compression, etc.

C’est donc très pratique pour faire rapidement une prise propre sans avoir à régler plein de paramètres.

Compatibilité : iPhone / iPad / Android — application
Tarif : gratuit
Facilité : ⭐⭐⭐ Très facile

Site officiel : Dolby On

 

Master France AI — finaliser son morceau

Une fois le morceau enregistré et mixé, le mastering permet de donner une cohérence et un niveau final au morceau, afin qu’il soit prêt à être écouté ou partagé.

Master France AI propose un mastering en ligne assisté par IA : on envoie son morceau, le traitement est effectué en ligne, puis on récupère la version masterisée.

Compatibilité : PC / Mac — navigateur
Tarif : à vérifier selon la formule choisie
Facilité : ⭐⭐⭐ Très facile

Site officiel : Master France AI

 

Pour finir ce chapitre sur les outils de base :

Enregistreur 

Si vous ne prenez pas la peine de vous écouter ou encore d’amener avec vous un enregistreur pour répéter à la maison la leçon….Hummmm !!!!!

Un petit enregistreur numérique suffit largement pour commencer. Pas besoin de matériel professionnel : l’objectif n’est pas d’enregistrer un single.

🎙️ Pour bien s’écouter

Un petit enregistreur numérique
Par exemple : Sony ICD-PX370, environ 50 à 65 € selon les offres.

Sony ICD-PX370 — informations constructeur

Pour les écouteurs, on reste sur du filaire, simple et correct : pas besoin de partir immédiatement dans du

Pour écouter :

  • un casque filaire si vous préférez ;
  • ou de simples écouteurs filaires, comme les Sony MDR-EX15AP, autour de 10 à 15 €.

Le matériel présenté ici est donné à titre indicatif. Il existe de nombreux modèles et de nombreuses gammes de prix. Pour commencer à travailler son écoute, un équipement simple et correctement choisi suffit.

 

Mémo technique

Pour vous repérer plus facilement, ce mémo est organisé en plusieurs sections.
Vous y trouverez les principaux termes rencontrés dans le travail vocal, les mécanismes concernés, ainsi que les exercices et techniques qui permettent de les explorer.
L’objectif : mettre des mots sur ce que l’on fait, comprendre ce que l’on cherche et retrouver facilement une notion lorsque vous en avez besoin.

1. Les grands mécanismes de la voix

Pour commencer, quelques notions essentielles permettent de comprendre comment la voix se met en mouvement et se construit :

  • Respiration — l’air fournit l’énergie nécessaire à la production de la voix.
  • Diaphragme — principal muscle respiratoire, il participe à la mécanique de l’inspiration et à la gestion de l’air.
  • Soutien / gestion de l’air — coordination des muscles respiratoires et du débit d’air pendant la phonation.
  • Phonation — mise en vibration des plis vocaux sous l’action de l’air, produisant le son.
  • Larynx — organe qui contient les plis vocaux et participe à la production de la voix.
  • Plis vocaux — structures qui vibrent pour produire le son.
  • Résonance — manière dont les espaces du conduit vocal modifient et amplifient le son produit.
  • Articulation — travail de la langue, des lèvres, de la mâchoire et du palais pour transformer le son en voyelles et consonnes.

Ces mécanismes ne fonctionnent pas séparément : c’est leur coordination qui permet à la voix de se construire.

 

2. Les registres (modes)

Ici, on commence à parler de la façon dont la voix fonctionne selon la hauteur, la puissance et la coordination recherchées.

  • Voix de poitrine — coordination généralement associée aux graves et au médium, avec une sensation de son plus dense et proche de la voix parlée.
  • Voix de tête — coordination généralement associée aux aigus, avec une sensation de son plus léger et résonant.
  • Falsetto / voix de fausset — émission très légère, souvent aérienne, particulièrement utilisée dans les hauteurs aiguës.
  • Voix mixte / mix — coordination qui combine certaines caractéristiques de la voix de poitrine et de la voix de tête afin de franchir les changements de registre avec davantage de continuité.
  • Voix de sifflet — coordination permettant d’explorer l’extrême aigu, avec un son très haut et particulier.

Ces termes peuvent être employés différemment selon les écoles et les pédagogies. Ils servent avant tout à décrire des coordinations et des sensations que l’on apprend progressivement à reconnaître et à maîtriser.

3. Les exercices vocaux : à quoi servent-ils ?

Les exercices vocaux sont des outils. Ils peuvent servir à préparer la voix, développer une coordination, travailler une difficulté précise ou explorer une nouvelle façon d’utiliser sa voix.

Un même exercice peut avoir plusieurs fonctions : tout dépend de ce que l’on cherche à travailler, de la personne et du moment dans son apprentissage.

Pour échauffer et mettre la voix en mouvement

  • Humming — Mmmm : met la voix en mouvement en douceur et permet de sentir les vibrations.
  • Lip trill — vibrations des lèvres : facilite une émission souple et régulière.
  • Tongue trill — vibrations de la langue : travaille la coordination et la mobilité.
  • Cheu – Veu – Feu – Geu : exercices de mise en route et de coordination de l’émission.
  • Sirènes / glissandos : permettent de faire circuler la voix progressivement dans différentes hauteurs.
  • Paille / straw phonation : permet de travailler l’émission avec une sensation de facilité et d’économie.

Pour travailler la respiration et la gestion de l’air

  • KA – KA – KA : permet de sentir la participation des muscles abdominaux dans l’expiration et la projection.
  • CH – FFT – OUIST : exercice présenté notamment par la chanteuse lyrique Marianne James pour travailler la respiration et la participation du diaphragme.
  • Exercices de souffle : permettent d’explorer la durée, la régularité et la gestion de l’air.

Pour travailler la résonance

  • M – N – NG : permettent d’explorer les vibrations et les sensations de résonance.
  • V – Z : permettent de travailler une émission sonore continue en restant attentif aux vibrations.
  • Humming — Mmmm : permet également d’explorer la résonance.
  • Twang : permet d’explorer une sonorité plus brillante et concentrée, avec davantage de présence sans simplement augmenter le volume.

La résonance ne consiste pas à « placer » physiquement le son quelque part. On explore différentes configurations du conduit vocal pour observer ce qu’elles changent dans le son et les sensations.

Pour les passages difficiles et les changements de registre

  • Glissandos / sirènes : pour explorer les transitions entre différentes hauteurs.
  • Yodel : consiste à alterner rapidement différentes coordinations vocales. Il permet de sentir et d’apprivoiser les changements de registre.
  • Petites vocalises : pour travailler progressivement une zone qui pose problème.
  • Motifs sur quelques notes : pour isoler une difficulté et la répéter.
  • Exercices de voix de tête, poitrine ou mix : pour explorer différentes coordinations.

L’objectif n’est pas de forcer le passage, mais de trouver progressivement une coordination qui fonctionne.

Pour la justesse, l’agilité et la coordination

  • Gammes : justesse, intervalles, mémoire et coordination.
  • Arpèges : précision des écarts entre les notes.
  • Legato : continuité et fluidité entre les notes.
  • Staccato : précision et netteté des attaques.
  • Vocalises sur différentes voyelles : coordination entre la hauteur, l’émission et l’articulation.
  • Runs / melismas : enchaînement rapide de plusieurs notes sur une même syllabe. Ils demandent précision, agilité, coordination et maîtrise des intervalles.
  • Trilles vocaux : alternance rapide entre deux notes proches. Ils permettent de travailler l’agilité, la précision et la souplesse de la voix.

Pour travailler le vibrato

  • Tenues de notes : maintenir une note de façon stable, puis explorer progressivement une légère oscillation.
  • Oscillations lentes puis plus rapides : expérimenter différentes vitesses de vibrato.
  • Alternance note droite / vibrato : tenir une même note d’abord droite, puis avec vibrato, afin de sentir et contrôler la différence.
  • Vibrato sur différentes voyelles : observer comment le vibrato se comporte selon la voyelle et la hauteur.
  • Le but n’est pas de fabriquer un vibrato à tout prix, mais d’apprendre à le contrôler pour pouvoir choisir quand l’utiliser et quand chanter droit.

Les exercices « moins sérieux »… et pourtant très sérieux

Certains exercices ont des noms qui font sourire. Pourtant, derrière le jeu se cache un véritable travail vocal.

  • Le crapaud ou fry : exercice ludique permettant notamment de travailler certaines sensations de détente et de mobilisation de la zone laryngée, (vous trouverez la façon de trouver le fry  un peu plus bas dans ce chapitre)
  • La langue de sorcière  : exercice issu du yoga permettant d’étirer et de détendre les muscles de la langue et de la zone oro-faciale. Il peut être utilisé dans une préparation vocale lorsqu’on cherche à relâcher les tensions.
  • Le dauphin  : permet d’explorer certaines coordinations et la mobilité de la voix.
  • Le bébé  : permet d’explorer une sonorité proche du twang, en retrouvant une émission spontanée et légère.
  • Les grimaces et les sons étranges : peuvent avoir une fonction précise de mobilisation, de détente, de coordination ou d’exploration.

Un exercice peut sembler complètement farfelu et pourtant être très efficace.

On ne fait pas un exercice parce qu’il est joli ou parce qu’on l’a vu sur Internet. On cherche d’abord à savoir ce qu’il permet de travailler.

 Après le travail vocal : revenir au calme

Le travail ne s’arrête pas forcément au dernier exercice technique. En fin de séance, on peut revenir à des exercices doux pour laisser la voix retrouver une coordination confortable :

  • Le crapaud ou fry 
  • Veu – Feu – Veu, tranquillement, sans pousser
  • Humming / Mmmm
  • Quelques glissandos très doux

Puis penser à boire régulièrement : une bonne hydratation est importante pour le bon fonctionnement et le confort des plis vocaux.

On prépare la voix, on la travaille, puis on la ramène tranquillement au repos

7. Effets et particularités vocales

🎶 Vibrato

Le vibrato est une oscillation régulière autour d’une note tenue. La note reste tenue, mais elle semble faire des vagues.

On peut observer différentes vitesses de vibrato : (essayez sur un a, un i, un o, un u, un ou, en tapant la mesure et dans un seul souffle,  ex : a-a-a-a-a-a-a-a-a, même note, sur le souffle)

  • Slow : vagues plus longues
  • Medium : vitesse intermédiaire
  • Fast : vagues plus serrées

Un vibrato maîtrisé peut apporter de la douceur, de la chaleur ou de la délicatesse au phrasé. Il peut apparaître sur une note, en fin de phrase ou à certains moments de l’interprétation.

 

🎵 Chanter droit

Chanter droit consiste à tenir une note avec une hauteur stable, sans oscillation volontaire du vibrato.

Une note droite peut être tout aussi expressive qu’une note vibrée. Le choix dépend de ce que l’on souhaite faire entendre et transmettre.

Maîtriser le vibrato, c’est aussi savoir ne pas en faire.

🎧 Exercice d’écoute

Écoutez différentes voix et essayez de repérer :

Quand la note est-elle droite ?
Quand le vibrato apparaît-il ?
Est-il présent pendant toute la note ou seulement à certains moments ?

Pour trouver le twang

Selon les personnes, certaines imitations permettent de trouver plus facilement la sensation du twang :

  • le rire de sorcière
  • « ouin-ouin » de bébé, bien sonore — un vrai bébé qui pleure 😄
  • le rire de Woody Woodpecker
  • Flipper le dauphin
  • le cri de la mouette

L’idée n’est évidemment pas de garder ces sons quand on chante. Ils servent de porte d’entrée sensorielle : on trouve la sensation, puis on apprend progressivement à la conserver en revenant vers une voix chantée naturelle.

Le vocal fry — le « crapaud »

Le vocal fry, aussi appelé parfois voix craquée, est une émission très grave et crépitante. Les cordes vocales (ou plis vocaux) vibrent alors très lentement, ce qui produit ce petit son de frottement ou de crépitement caractéristique.

Le fry est un placement vocal intéressant à connaître dans le travail de la voix. Il peut notamment être utilisé à l’échauffement, mais aussi pour accompagner le retour au calme d’une voix qui a été fortement sollicitée. Par « voix fatiguée », on entend ici une voix qui a beaucoup travaillé ou qui a forcé.

Il peut également devenir une couleur vocale dans le chant. Utilisé ponctuellement, il peut apporter une sonorité particulière à une attaque, à une fin de note ou à un mot, et participer à l’intention de l’interprétation.

Mais dans le chant, il vaut mieux l’utiliser avec parcimonie : comme toute couleur vocale, son intérêt réside aussi dans le choix de l’utiliser ou non.

Une étude consacrée à la perception du fry vocal chez les chanteurs montre que sa présence modifie significativement la façon dont les auditeurs perçoivent une voix. Les résultats varient notamment selon l’âge et la formation musicale des auditeurs, ainsi que selon le sexe du chanteur. Le fry semble notamment être perçu plus positivement par les auditeurs plus jeunes et lorsqu’il est produit par des chanteuses.

Un exemple parlant : Britney Spears.

Le fry est très présent dans certaines de ses interprétations et participe à sa couleur vocale. Son utilisation illustre bien comment le fry peut devenir une véritable particularité de la voix.

🎥 Exemple vidéo : Britney Spears — vocal fry

Comment trouver le fry ?

Tout le monde ne le trouve pas immédiatement. Pour certaines personnes, la sensation vient naturellement ; pour d’autres, il faut un peu de patience, comme pour le lip trill.

Première méthode : descendre dans les graves.

Descendez progressivement dans les graves jusqu’au moment où vous ne pouvez plus vraiment produire une note normalement, mais où vous percevez encore un petit frottement ou crépitement des cordes vocales.

C’est le fry.

Deuxième méthode : le « euh… »

Faites un long « euh… », comme lorsque vous cherchez vos mots. En laissant naturellement la voix descendre, le petit crépitement peut apparaître à la fin.

Une fois la sensation trouvée, on apprend progressivement à la reconnaître et à la contrôler, sans chercher à produire un son fort ni à prolonger inutilement l’exercice.

Attention : le fry ne doit pas être obtenu en serrant la gorge ou en comprimant volontairement le larynx. On recherche une sensation légère de crépitement, sans forcer.

À retenir : le fry est un placement vocal à connaître, notamment pour l’échauffement et le travail d’une voix qui a été fortement sollicitée. Dans le chant, il reste une couleur à utiliser avec parcimonie : savoir faire du fry, c’est aussi savoir choisir de ne pas en faire.

 

Le belting

Le belting est une façon de produire une voix puissante, brillante et très présente, notamment dans le médium et les aigus. Il peut donner une impression de cri maîtrisé tout en restant chanté et contrôlé.

On le retrouve particulièrement dans la comédie musicale, la pop, la soul et le gospel.

Le belting demande un bon soutien, une gestion précise de l’air et un placement adapté. Le twang peut notamment jouer un rôle important : il apporte de la brillance et de la concentration au son sans avoir besoin d’augmenter simplement la pression.

Le but n’est pas de pousser avec la gorge. La puissance se construit progressivement grâce au travail du corps, à la gestion de l’air et au placement vocal.

Comme pour tout travail dans les aigus, on reste attentif aux sensations : douleur, tension ou fatigue inhabituelle sont des signes qu’il faut arrêter et revoir le placement.

la voix de sifflet 

La voix de sifflet demande une voix parfaitement échauffée. C’est un travail exigeant pour la voix : les plis vocaux sont fortement étirés lorsqu’on monte dans ce registre. Il faut donc travailler progressivement et sur un temps limité (15 minutes), sans chercher à prolonger l’exercice lorsque la voix fatigue, et travailler dans ce sens 3 fois par semaine, pour la mémoire musculaire.

Une fois la voix de tête maîtrisée, on monte progressivement à l’aide du clavier. L’objectif est d’arriver à maîtriser sa voix de tête jusqu’au avant de chercher à accéder au sifflet.

Pour tenter de trouver cette voix — ce qui ne fonctionne pas chez tout le monde — on peut utiliser deux sensations :

  • le vocal fry, très léger suivi du petit gémissement d’un chiot, (comme un gloussement) bouche fermée. vous montez progressivement les notes comme ça. c’est un excellent début, ensuite vous ouvrirez la bouche mais partons du principe de trouver les aigus bouche fermée.

Le gémissement du chiot permet d’explorer naturellement une émission très aiguë. Bouche fermée, on sent particulièrement bien la direction du son dans les aigus : on le pense vers le haut et non vers l’avant.

On cherche également à soulever le voile du palais, comme dans la sensation d’un grand bâillement.

Au début, on peut avoir tendance à remonter le larynx : on le sent notamment dans le gémissement du petit chiot. L’objectif est ensuite de ne pas conserver volontairement le larynx dans cette position haute.

Une fois la sensation trouvée bouche fermée, on peut progressivement ouvrir la bouche. La mâchoire descend simplement vers le bas : elle ne part pas vers l’avant.

À l’aide du clavier, on peut alors travailler un glissando du haut vers le bas, par exemple à partir du Si4, puis monter progressivement l’exercice pour explorer la zone du Do5 et au-delà.

La voix de sifflet demande une grande maîtrise et beaucoup de patience. Certaines personnes peuvent mettre des années à la trouver. Les caractéristiques naturelles de la voix jouent également un rôle : une voix légère peut avoir davantage de facilité à accéder à ce registre.

On travaille toujours tranquillement, sans pousser et sans chercher à forcer le passage.

La voix soufflée

Une voix soufflée associe une quantité d’air importante à une fermeture légère des cordes vocales, ce qui donne un son doux, aérien, proche du murmure, tout en conservant une hauteur chantée.

Elle peut être utilisée pour créer une couleur intime, douce, fragile ou sensuelle.

En chanson : on peut notamment l’entendre chez Billie Eilish ou Lana Del Rey. Marilyn Monroe utilise également ce type de voix dans certaines interprétations, notamment dans I Wanna Be Loved by You.

Dans la parole : c’est une voix proche de celle que l’on utilise lorsqu’on parle très doucement à quelqu’un, ou lorsqu’on raconte une histoire à voix basse pour endormir un enfant.

La voix soufflée demande une bonne gestion de l’air. Son utilisation dépend notamment du tempo, de la longueur des phrases et des possibilités de respiration. Lorsque la musique laisse suffisamment de temps pour reprendre son souffle, elle peut être utilisée sans problème particulier.

L’important est de savoir gérer son souffle et choisir quand utiliser cette couleur vocale.

La voix opératique ou chant lyrique

La voix lyrique repose sur une respiration maîtrisée, une grande liberté du conduit vocal et un travail important de résonance et de projection. Elle permet à la voix de porter sans amplification, y compris au-dessus d’un orchestre.

Posture et respiration

On recherche une posture stable et disponible, avec les pieds bien ancrés et le haut du corps libre.

La respiration s’appuie sur l’expansion de l’abdomen et du bas des côtes, sans hausser les épaules. L’objectif est de disposer d’un flux d’air régulier et maîtrisé.

Placement et résonance

On retrouve notamment la sensation d’un larynx plus bas, comme dans un bâillement, ainsi qu’un voile du palais élevé.

Le travail du « masque », terme couramment utilisé dans le chant lyrique, permet de rechercher des sensations de résonance et de projection dans la partie avant du visage.

Le formant du chanteur participe également à cette capacité de projection particulière qui permet à une voix lyrique de se faire entendre au-dessus d’un orchestre.

Voyelles et legato

Les voyelles sont travaillées de façon à conserver un espace vocal suffisamment ouvert et une émission homogène.

Le legato est essentiel : les notes et les mots sont liés, avec une continuité du souffle et de la ligne musicale.

Ce qui nous intéresse ici n’est pas de devenir chanteur lyrique.
Cette technique offre simplement de nombreux outils pour comprendre la respiration, la résonance, l’ouverture, les voyelles, le legato et la projection. On peut ensuite aller chercher ce qui nous intéresse, même lorsque notre univers est le rock, la soul, le jazz ou la chanson

 

8 – Saturations vocales 

Le growl

Le growl est un effet vocal au son grave, rugueux et saturé. Il fait intervenir des structures situées au-dessus des plis vocaux, notamment les fausses cordes vocales (bandes ventriculaires).

Pour l’aborder, on recherche une sensation de gorge ouverte et détendue, avec une mâchoire suffisamment libre. Le growl demande également beaucoup de soutien et une bonne gestion de l’air : le travail du diaphragme et des muscles respiratoires permet de fournir l’énergie nécessaire au son, sans chercher la puissance directement dans la gorge.

Plus le son est puissant, plus la gestion de l’air et le soutien deviennent importants. Le but est de laisser le corps fournir l’énergie nécessaire, plutôt que de pousser avec la gorge.

Comment trouver le growl ?

Le growl se travaille progressivement. L’objectif n’est pas de pousser pour obtenir un son plus puissant, mais de trouver la bonne sensation et d’apprendre à la contrôler.

Quelques portes d’entrée peuvent aider à trouver cette sensation :

  • Le raclement de gorge doux : très léger et contrôlé, pour identifier la sensation produite dans la zone des fausses cordes.
  • L’aboiement du chien : une imitation douce et contrôlée peut aider à explorer cette sonorité sans serrer le cou.
  • La sensation de bâillement : sur une note confortable dans les graves, elle permet d’explorer une ouverture de l’espace vocal et une sensation de son plus profond.

⚠️ Un growl ne doit pas faire mal. Si une douleur, une irritation, des picotements ou une gêne apparaissent, on arrête immédiatement.

 apprendre à débuter le growl :

Le grunt

Le grunt est une sonorité gutturale grave, particulièrement présente dans certaines formes de metal. Il produit un son plus sombre et plus compact que le growl.

Comme pour le growl, le travail demande beaucoup de soutien et une bonne gestion de l’air. Le diaphragme et les muscles respiratoires participent à la gestion du souffle, tandis que l’on recherche une gorge et une mâchoire suffisamment détendues.

L’objectif est de trouver une sonorité grave et sombre sans chercher la puissance en serrant la gorge. Le son vient du travail du corps et de la gestion de l’air, pas d’une pression exercée directement sur les plis vocaux.

Comment trouver le grunt ?

On peut commencer par explorer une voix grave et sombre, presque comme une voix de monstre ou de grenouille, en gardant la mâchoire libre et la gorge détendue.

Comme toujours avec les effets saturés :

aucune douleur, brûlure, irritation ou toux ne doit apparaître. Si une gêne survient, on arrête.

Et là, je mettrais ensuite une petite phrase de comparaison :

Growl / Grunt

Le growl et le grunt sont deux sonorités gutturales utilisées notamment dans les musiques metal, mais leur couleur et leur fonctionnement peuvent différer.

Le growl produit généralement un son plus épais, plein et riche en harmoniques. Il peut conserver une hauteur perceptible et être intégré à une ligne mélodique.

Le grunt est généralement plus grave, sombre et percussif, avec une sonorité davantage saturée ou soufflée. Dans certaines descriptions pédagogiques, il est présenté comme reposant davantage sur les structures situées au-dessus des plis vocaux.

👉 Point important : le terme grunt n’est pas utilisé de façon parfaitement uniforme selon les sources. Il vaut donc mieux le présenter comme une famille de sonorités, plutôt que comme un mécanisme anatomique unique et universel.

Le rattle et le rattle grunt

Le rattle apporte à la voix une texture roulante, granuleuse et vibrante. La sensation peut rappeler un léger raclement de gorge maîtrisé. Dans certaines approches pédagogiques, le travail du rattle fait intervenir les structures situées dans la partie supérieure du larynx, notamment autour des cartilages aryténoïdes.

Le rattle peut être utilisé comme couleur de saturation vocale, notamment dans les musiques extrêmes, mais aussi ponctuellement pour donner davantage de texture à une interprétation.

Le rattle grunt

Le rattle grunt associe la texture roulante du rattle à la sonorité grave et caverneuse du grunt.

On obtient ainsi une saturation à la fois grave, rugueuse et vibrante, avec davantage de texture que dans un grunt seul.

Comme pour les autres saturations vocales, le travail repose sur une bonne gestion de l’air et du soutien, et ne doit pas être obtenu en serrant ou en forçant la gorge.

⚠️ Aucune douleur, brûlure ou irritation ne doit apparaître. Si une gêne survient, on arrête.

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